Ce n’est pas un jeu qu’on avait prévu.

On avait juste sorti les jeux de société après le dîner, les plateaux encore sur la table basse, les verres à moitié vides. Le silence est devenu trop lourd entre les trois. Camille se lève la première. Elle s’approche de moi pendant que je suis encore enfoncé dans le canapé, passe une main dans mes cheveux, penche mon visage vers le sien et dit simplement, presque contre ma bouche :

« On a envie de quelque chose.

Toi au milieu. »

Thomas ne dit rien.

Il se contente d’éteindre la grande lumière. Il n’en laisse qu’une, basse, près du canapé, qui dessine à peine nos silhouettes et laisse le reste de la pièce dans une ombre chaude.

Camille m’embrasse en premier.

Sa bouche est chaude, insistante, sa langue cherche la mienne avec une lenteur qui n’a rien de timide. Derrière elle, Thomas s’approche. Je sens d’abord la chaleur de son corps, puis ses mains sur mes épaules, larges, posées, qui glissent ensuite sur mon torse, sous ma chemise, sans encore descendre plus bas. Il attend.

Camille s’agenouille entre mes jambes.

Le tissu du canapé grince légèrement sous ses genoux. Elle ouvre mon pantalon, sort ma queue déjà dure, et la prend dans sa bouche pendant que son mari la regarde. La chaleur de sa salive m’entoure d’un coup. Thomas s’agenouille à son tour, tout près d’elle. Il me regarde un instant, les yeux dans les miens, puis ouvre la bouche et prend ma queue après elle. Sa langue est plus large, plus lente, plus pesante. Camille l’embrasse pendant qu’il me suce. Leurs bouches se croisent sur moi, se partagent, se touchent, s’échangent ma peau mouillée. Je sens leurs langues se frôler sur mon gland, la différence de chaleur, de pression, le souffle de l’un contre la joue de l’autre.

Quand ils se relèvent, Camille s’allonge sur le canapé, les cuisses ouvertes, la peau de ses jambes claire sous la lumière basse. Thomas s’installe entre ses jambes et commence à la lécher. Lentement. Profondément. Le son de sa bouche sur elle est distinct, humide. Je m’approche sur le côté, je relève une de ses jambes, la peau chaude sous ma paume, et j’entre en elle pendant qu’il a encore la bouche collée à son sexe. Ma queue s’enfonce dans la chaleur serrée pendant que sa langue continue de bouger sur son clitoris. Parfois sa langue glisse plus bas et me touche. Elle effleure ma queue au moment où je sors presque entièrement, une caresse brûlante et inattendue, puis je repars au fond. Thomas ne s’écarte pas. Il reste là, la bouche ouverte contre nous, et lèche tout ce qu’il peut atteindre : elle, le point exact où je la pénètre, le long de ma queue quand elle apparaît.

Camille se cambre trop fort.

Le mouvement fait sortir ma queue d’un coup. L’air de la pièce me paraît soudain froid. Thomas la saisit immédiatement. Il la prend dans sa bouche, me suce quelques secondes avec une avidité précise, salive abondamment, puis me guide à nouveau entre les lèvres de sa femme. Il garde sa main autour de moi jusqu’à ce que je sois entièrement rentré, la paume chaude, les doigts fermes. Ensuite il redescend et recommence à la lécher, plus près de mes couilles cette fois, sa langue large qui me frôle à chaque mouvement de reins.

Je la baise plus fort.

Je suis à genoux entre ses cuisses, le canapé s’enfonce sous mon poids. Thomas se redresse. Il est debout à côté de moi. Il m’offre sa queue, déjà dure, le gland luisant. Je me penche et je la prends dans ma bouche pendant que je continue de baiser Camille. Il gémit, un son bas qui vibre contre mon palais. Sa main revient entre nous, ses doigts écartent les lèvres de sa femme pour mieux me sentir entrer et sortir, pour mieux voir.

Camille nous regarde tous les deux.

Puis elle me tire, m’allonge sur le canapé. Le tissu est chaud de nos corps. Thomas s’allonge en 69 au-dessus de moi. Sa queue est à portée de ma bouche, je la prends aussitôt. La sienne m’avale déjà, profonde, régulière. Camille est à genoux près de nos têtes. Elle pousse parfois la tête de Thomas plus fort contre mon sexe, parfois la mienne plus bas sur la queue de son mari. Puis ils se partagent mon sexe. Leurs langues se mélangent sur mon gland dur, prêt à exploser, se croisent, se poursuivent, se disputent la même peau tendue.

Thomas me suce encore quand Camille monte sur moi.

Elle est de dos par rapport à moi, les fesses face à mon visage. Elle enfonce ma queue en elle d’un seul mouvement lent. Thomas est à genoux derrière elle. Je ne le vois plus. Je ressens seulement sa langue qui la lèche et qui déborde sur mon sexe, qui me frôle à chaque fois qu’elle se soulève un peu. Je gémis fort. Ils sentent tous les deux que j’approche. Thomas me suce goulûment à nouveau, me retire presque entièrement, puis me dirige une dernière fois dans le sexe de Camille. Je jouis en elle pendant qu’il a encore la langue collée contre nous deux, chaude, insistante, qui recueille ce qui commence déjà à déborder.

Il ne s’arrête pas tout de suite.

Il continue de lécher, plus lentement, goûtant ce qui s’échappe d’elle. Camille tremble. Elle se retire avec précaution, ma queue glisse hors d’elle, encore battante, et elle vient s’allonger contre moi, ses petits seins fermes collés à ma poitrine. Elle me tire vers son visage et m’embrasse longuement. Je goûte encore son mari sur sa langue.

Lui vient la pénétrer par derrière, alors qu’elle est encore allongée sur moi.

Je sens d’abord la pression de son corps, puis sa queue qui entre en elle, juste au-dessus de la mienne. Ses couilles claquent doucement contre mon sexe encore légèrement dur, un contact répétitif, chaud, presque tendre. Il jouit en elle. Ils s’écrasent tous les deux sur moi, le poids de leurs corps, la chaleur de leur peau, le souffle court de Camille contre mon cou.

Dans leurs yeux, quand ils relèvent enfin la tête, il y a la même chose :

pas seulement du désir.

Une sorte de complicité sale.

Comme s’ils venaient de franchir une ligne ensemble,

et qu’ils avaient décidé de me garder de l’autre côté avec eux.

L'amour à plusieurs. Explorer les lieux libertins

Ce n’est pas un jeu qu’on avait prévu.

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